L’espace public est rare et précieux. Aujourd’hui, une carte de stationnement pour résident·e·s coûte 330 francs par an à Bienne, soit environ 90 centimes par jour. C’est nettement moins qu’une place de parc louée en privé. Cela incite à garer sa voiture dans la rue plutôt qu’au garage.
Ce que le postulat demande d’examiner
- si, à l’avenir, une seule carte de stationnement pour résident·e·s au maximum doit être attribuée par personne
- si les véhicules qui, rétroviseurs compris, sont plus larges que les cases de stationnement du secteur doivent encore recevoir une carte
- si la carte journalière en zone bleue, à 7 francs par jour, est trop bon marché
- si le tarif annuel de 330 francs est encore adéquat
Les voitures s’agrandissent, pas les rues
Selon des chiffres de l’UE et du Royaume-Uni, les voitures neuves deviennent chaque année un peu plus longues et plus larges. L’organisation Transport & Environment avertit qu’une place de stationnement sur sept dans la rue pourrait ainsi disparaître. Des cases plus larges se font au détriment des trottoirs, des pistes cyclables et des espaces verts. C’est pourquoi le postulat demande expressément de ne pas élargir les places de stationnement.
« Qui utilise l’espace public doit payer un prix équitable. Ainsi, il reste de la place pour des trottoirs sûrs, des pistes cyclables et des arbres, et la Ville utilise ses places de stationnement plus efficacement », déclare Kathrin Schlup, conseillère de ville du PVL Biel/Bienne.
La suite
Le Conseil municipal a déjà intégré ces questions dans son concept de stationnement de 2024 et les examine dans le cadre de la révision de l’ordonnance sur le stationnement, prévue pour début 2027. D’autres villes suivent une voie similaire : Bâle applique des tarifs en fonction de la taille du véhicule, Zurich fixe les prix selon son poids.