Le budget 2027 proposé montre clairement à quel point la situation financière de la Ville de Bienne est tendue : le déficit opérationnel dépasse 21 millions de francs, les comptes spéciaux bouclent dans le rouge et le degré d’autofinancement n’est que de 6,15%. Comme les années précédentes, le budget général ne peut être équilibré que par des prélèvements sur les financements spéciaux. Le capital propre fond d’année en année, alors que les contributions de la péréquation financière cantonale diminuent. Chaque franc de recettes supplémentaires ou de dépenses en moins signifie moins de dettes pour la Ville.
Une collaboration constructive au-delà des clivages partisans
« Le Conseil de ville a prouvé qu’ici, on ne se contente pas d’argumenter les uns contre les autres, mais que nous savons aussi travailler ensemble de manière constructive », affirme Kathrin Schlup, vice-présidente de la Commission des finances. « Un budget susceptible de réunir une majorité et qui tient compte de la situation financière de la Ville est désormais soumis au peuple. »
La mise en œuvre simultanée de mesures d’économies et de hausses d’impôts représente un défi de taille en vue de la votation populaire du 29 novembre. Au cours des prochaines semaines, l’engagement de tous les partis restera nécessaire pour faire comprendre la nécessité du paquet de mesures Substance+.
La ville doit rester maîtresse de son destin
Si les finances de la Ville ne sont pas améliorées de manière structurelle, une mise sous tutelle par le Canton menace à moyen terme. Celui-ci pourrait alors imposer des mesures d’économies rigoureuses. « Notre ville doit pouvoir, aujourd’hui comme demain, relever ses défis par elle-même et financer les investissements nécessaires. C’est pour cela que s’engage le PVL Biel/Bienne. Nous nous réjouissons que le Conseil de ville ait fait preuve de détermination », déclare Caroline Lehmann, co-présidente du PVL Biel/Bienne.