Des mesures concrètes contre la chaleur – désimperméabiliser plutôt qu’asphalter

Des mesures concrètes contre la chaleur – désimperméabiliser plutôt qu’asphalter

À la rue de l’Argent, deux décisions contradictoires se côtoient : un tronçon a été désimperméabilisé et végétalisé, l’autre réasphalté. Les Vert’libéraux demandent un changement de principe.
Illustration de la rue de l’Argent avec le Palais des Congrès, bande désimperméabilisée

Cet été, la rue de l’Argent a été réasphaltée. Alors que sur le tronçon Esplanade/Palais des Congrès, l’asphalte a été retiré et des arbres plantés, le tronçon entre la rue Centrale et la rue de Morat a de nouveau été entièrement imperméabilisé. C’est une occasion manquée.

« Pour vraiment progresser dans la désimperméabilisation des surfaces asphaltées, seul un changement radical de mentalité peut aider », déclare Dennis Briechle, chef du groupe PVL+. C’est pourquoi il demande, dans son postulat « Désimperméabiliser les sols : passons à l’action », que la Ville opère un changement de paradigme dans l’aménagement de l’espace public. À Bienne, celui-ci devrait par principe rester perméable, l’asphalte n’étant posé de manière ciblée que là où il est nécessaire. Ce principe doit s’appliquer aussi bien aux réaménagements qu’aux assainissements, et le Conseil municipal doit examiner des incitations à désimperméabiliser des espaces privés, comme les cours intérieures. En complément, l’intervention demande des prescriptions légales interdisant l’imperméabilisation des places de stationnement situées en dehors de l’espace routier proprement dit.